Situation au Mali [nl]

Le Président de la République, M. François Hollande, s’est rendu au Mali, à Tombouctou, Mopti et Bamako, le 2 février, accompagné des ministres des Affaires étrangères, de la Défense et du Développement et du chef d’état-major des armées, l’amiral Edouard Guillaud. M. François Hollande a rencontré le Président de la République du Mali, M. Dioncounda Traoré.

Lors de son déplacement au Mali, le président de la République a déclaré que si « le terrorisme a été repoussé », « il n’a pas encore été vaincu ». La France reste aux côtés autorités maliennes qui veulent retrouver toute l’intégrité territoriale de leur pays, elle est à leurs côtés pour finir cette opération. Elle n’a cependant pas vocation à rester puisque les forces africaines, les forces maliennes puis la MISMA assureront la sécurité de tout le territoire malien. Evoquant les otages encore détenus le Président a rappelé qu’il n’y avait aucune discussion. Alors que les forces françaises sont « tout près » des otages, il a dit à ceux qui les détiennent « qu’il est encore temps de les libérer » sans négociation.

Par ailleurs, le ministre du développement a indiqué que l’Aide publique au développement reprendrait progressivement, en fonction des progrès de la feuille de route politique adoptée par le conseil des ministres malien. L’objectif est de lister très rapidement les principales urgences.

Le président de la République a reçu, le 4 février, le vice-président américain Joe Biden, qui a loué l’efficacité « impressionnante » des forces armées françaises. Le Président a redit combien il avait apprécié le soutien des Etats-Unis, politique, matériel, logistique dans l’opération menée au Mali. Le Président de la République et le Vice-président américain ont estimé que l’opération au Mali « devra devenir une opération de maintien de la paix » des Nations unies aussi rapidement que possible.

Une réunion doit avoir lieu dans un cadre européen mardi 5 février à Bruxelles en présence du ministre malien des Affaires étrangères. La ministre chargée des Français de l’étranger est en déplacement au Mali et au Niger pour faire le point sur le dispositif d’enseignement français et sur les dispositions relatives à la sécurité des ressortissants français. En effet, 4800 compatriotes sont inscrits au Mali sur le registre mondial des Français établis hors de France, et 1500 au Niger.

Allocutions du Président de la République et de M.Dioncounda Traoré, Président de la République du Mali (02.02.2013) :Aéroport de Tombouctou, Samedi 2 février 2013

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Discours de M.Dioncounda Traoré, Président de la République du Mali, et du Président de la République française (02.02.2013) : Bamako, 2 février 2013

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Conférence de presse du Président de la République à Bamako (02.02.2013) : Résidence de France, Bamako - 2 février 2013

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A la conférence de presse conjointe avec M. Donald TUSK, Premier ministre de la Pologne, le 28 janvier 2013 à Paris, le Président de la République est revenu sur la situation au Mali :

« La France n’a pas vocation à rester au Mali, elle n’a fait cette opération que sur la demande expresse du Président malien et dans le cadre de la charte Nations Unies. En revanche notre devoir, c’est de faire en sorte que nous puissions permettre aux forces africaines de donner au Mali, une stabilité durable, au-delà-même de l’intégrité territoriale qui doit être effectivement obtenue. Enfin permettez-moi de continuer à avoir une pensée pour nos otages et de tout faire pour leur libération »

(…)

D’abord, je veux revenir sur ce que disait le Premier ministre polonais. Nous avons eu le soutien de tous nos partenaires avec des niveaux différents d’implication. Mais de la part de nos amis britanniques ou de nos alliés américains, des avions nous été prêtés pour le transport et pour le ravitaillement. Tout cela a contribué au succès des opérations car nous sommes en train de gagner cette bataille. Quand je dis « nous », c’est l’armée malienne, ce sont les Africains soutenus par les Français.

J’en arrive à votre question. Nous, nous sommes là pour accompagner. Là nous avions été amenés à prendre une place importante dans le dispositif parce qu’il y avait urgence, parce qu’il y avait nécessité, parce qu’il y avait péril, parce qu’il y avait menace… Maintenant les Africains peuvent prendre le relais et ce sont eux qui iront dans la partie du Nord. Nous savons qu’elle est la plus difficile puisque les terroristes y sont cachés et qu’ils peuvent encore mener des opérations extrêmement dangereuses pour les pays voisins et le Mali.

Ensuite, une fois que l’intégrité territoriale aura été retrouvée, les Français ne seront là que pour encadrer et former. Notre dispositif se déploiera différemment, c’est à dire que de la même manière nous sommes montés en puissance rapidement, nous reviendrons vers les bases de départ.

Nous avons aussi à tout faire pour que les autorités légitimes du Mali puissent engager un processus de démocratisation encore plus avancé avec l’organisation d’élections. Cela c’est la responsabilité du Mali et nous veillons à ce qu’ils puissent – le Gouvernement et le président de la République – organiser ces élections dans les délais qui seront les meilleurs, ce qui suppose le retour à l’intégrité territoriale ».

Mali : questions-réponses sur Twitter avec le porte-parole du Quai d’Orsay (25 janvier 2013)

Conférence de presse de Laurent Fabius à Bruxelles (17.01.2013)

Déclaration du Premier ministre, M. Jean-Marc Ayrault

(Paris, 14/01/2013)

"La France agit à la demande du président du Mali, et dans le respect de la Charte des Nations unies.

Elle bénéficie du soutien de la communauté internationale, à commencer par les États africains. Plusieurs de nos partenaires, notamment le Royaume Uni, la Belgique, le Danemark, les États-Unis, et le Canada nous ont également apporté leur appui, et l’Allemagne a exprimé sa disponibilité. Au nom de la France, je les en remercie chaleureusement.

La priorité consiste maintenant à accélérer le déploiement de la force d’intervention africaine, et la mise en place de l’opération de l’Union européenne. Afin de protéger le territoire national, conformément aux orientations du président de la République, j’ai décidé de renforcer le Plan Vigipirate par des mesures concernant notamment la sécurité des transports publics, et la protection de certains bâtiments sensibles. Le gouvernement est conscient, depuis le début des opérations, des risques qui pèsent sur nos otages au Sahel. C’est une préoccupation constante et nous sommes en contact avec les familles. Mais, ce sont ceux-là mêmes qui détiennent nos otages qui menaçaient de s’emparer de la totalité du Mali. Ne rien faire et laisser le Mali devenir un sanctuaire pour les groupes terroristes n’aurait pas contribué à la libération de nos otages. Face à la menace terroriste, la détermination du gouvernement ne faiblira pas."

Lire la déclaration de M. Jean-Marc Ayrault

Mali – Conférence de presse de Laurent Fabius (Paris, 14 janvier 2013)

Paris, 14 janvier 2013

"Cette intervention, je veux le souligner, s’inscrit dans le cadre strict de la légalité internationale. Elle répond à une demande formelle du président malien et elle est conduite en conformité avec la charte des Nations unies, en cohérence avec les résolutions des Nations unies 2056, 2071 et 2085."

Texte de la conférence de presse

Déclaration du Président de la République à l’issue du Conseil restreint de défense

Paris, le 12 janvier 2013

"La France, à la demande du Président du Mali et dans le respect de la Charte des Nations unies, s’est engagée pour appuyer l’armée malienne face à l’agression terroriste qui menace toute l’Afrique de l’Ouest.

D’ores et déjà, grâce au courage de nos soldats, un coup d’arrêt a été porté et de lourdes pertes ont été infligées à nos adversaires.

Mais notre mission n’est pas achevée.

Je rappelle qu’elle consiste à préparer le déploiement d’une force d’intervention africaine pour permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité.

J’ai donné encore aujourd’hui toutes les instructions pour que les moyens utilisés par la France soient strictement limités par rapport à cet objectif.

Par ailleurs, j’ai veillé à renforcer le dispositif militaire français à Bamako pour protéger nos ressortissants.

Je tiens à rendre hommage à nos armées. L’un de nos pilotes est mort dès les premières heures de l’affrontement. Je salue sa mémoire."

- Voir la vidéo de la déclaration du Président de la République

Déclaration du Président de la République, François Hollande

11.01.2013

"Mesdames, Messieurs,

Le Mali fait face à une agression d’éléments terroristes, venant du Nord, dont le monde entier sait désormais la brutalité et le fanatisme.

Il en va donc, aujourd’hui, de l’existence même de cet Etat ami, le Mali, de la sécurité de sa population, et celle également de nos ressortissants. Ils sont 6000 là-bas.

J’ai, donc, au nom de la France, répondu à la demande d’aide du président du Mali appuyée par les pays africains de l’Ouest. En conséquence, les forces armées françaises ont apporté cet après-midi leur soutien aux unités maliennes pour lutter contre ces éléments terroristes.

Cette opération durera le temps nécessaire. J’informerai régulièrement les français sur son déroulement. Les ministres concernés, celui des Affaires étrangères en liaison avec les Nations unies, car nous intervenons dans le cadre de la légalité internationale, comme le ministre de la Défense donneront également toutes les informations utiles à la population.

Enfin, le parlement sera saisi dès lundi.

Les terroristes doivent savoir que la France sera toujours là lorsqu’il s’agit non pas de ses intérêts fondamentaux mais des droits d’une population, celle du Mali, qui veut vivre libre et dans la démocratie.

Merci."

- Vidéo de la déclaration du Président de la République sur la situation au Mali sur le site internet de l’Elysée

Laurent Fabius donnait une conférence de presse le 11 janvier sur la situation au Mali.

Retrouvez la video ici

- Lire l’intervention de Laurent Fabius (PDF)

A lire aussi :
- Déclaration du Porte-Parole du ministère des Affaires étrangères le 11 janvier 2013

Dernière modification : 13/01/2015

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