Résultats du Commerce extérieur de la France au premier semestre 2014 [nl]

Au 1er semestre 2014, malgré des échanges peu dynamiques, le déficit commercial se réduit, grâce à la baisse des importations d’énergie, et repasse sous la barre des 30 Md€ pour la première fois depuis 2010. Les importations diminuent (-1,2%), tandis que les exportations sont quasiment stables (-0,2%).

A 29 Md€ sur 6 mois, le déficit commercial (FAB/FAB) repasse sous la barre des 30 Md€ pour la première fois depuis 2010, en recul de 8,5%, grâce à la baisse des importations d’énergie.

En revanche, le déficit hors matériel militaire et hors énergie se dégrade pour le deuxième semestre consécutif, progressant de 13%, à 8,9 Md€. Il reste toutefois inférieur de près de moitié à son pic de 2011.

Dans le même temps, les services et le négoce international continuent d’afficher un excédent de près de 20 Md€ au total, compensant aux deux-tiers le déficit enregistré sur les biens.

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De bons résultats dans le secteur aéronautique - spatial et la chimie et une facture énergétique qui s’allège de 10%, tandis qu’à l’inverse les exportations pharmaceutiques et agricoles reculent.Parmi les grands secteurs à l’export, 3 contribuent à la croissance des exportations et à la réduction du déficit au cours du semestre : l’aéronautique, la chimie et l’automobile.

Par ailleurs, la facture énergétique (solde importations - exportations d’énergie) s’allège de 10%, passant de 32,6 Md€ à 29,3 Md€, du fait du recul des importations d’énergie. Les Douanes relient la baisse de ces imports à plusieurs facteurs : repli des prix du pétrole (-2,6% pour le brent en euros), hiver peu rigoureux, déstockage.

A l’inverse, 2 des forces sectorielles de la France à l’export, la pharmacie et l’agroalimentaire, enregistrent une baisse marquée de leurs exportations (respectivement -6,3% et -1,7%) ainsi que de leur excédent. Cette baisse pèse sur les « familles » de produits prioritaires de la stratégie du commerce extérieur, qui restent excédentaires sur le semestre (à hauteur de 2,8 Md€) mais voient cet excédent baisser d’1 Md€.

La reprise dans les économies avancées pourrait soutenir les exportations françaises au cours des prochains mois.

Sur l’ensemble de l’année 2014, l’INSEE anticipait, dans ses dernières prévisions de juin, une légère accélération des exportations françaises : +3,0%, après +2,4% en 2013. Elles seraient soutenues par un redressement de la demande extérieure adressée à la France (+3,3%, après +0,9% en 2012 et +1,8% en 2013), appuyée par la reprise à l’œuvre dans les économies avancées.

L’accélération s’amplifierait en 2015, selon la plupart des prévisionnistes, avec une croissance attendue des exports comprise entre 4,7% (programme de stabilité) et 5,7% (OCDE).

Toutefois, la contribution du commerce extérieur à la croissance française resterait proche de 0 en 2014, du fait d’une progression des importations (+3,0%) analogue à celle des exportations.

Au niveau mondial, en 2014, la croissance devrait rester modeste (prévision FMI de 3,4%), en légère hausse par rapport à 2013, mais l’activité en zone euro, premier client de la France à l’export, devrait nettement accélérer par rapport à 2013.

Le commerce mondial progresserait quant à lui à un rythme supérieur à celui de l’activité (4,0% selon le FMI, après 3,0% en 2013). Au sein de la zone euro, les échanges devraient progresser.

- En savoir plus : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-economique-et-commerce/actualites-liees-a-la-diplomatie-23093/2014-23094/article/resultats-du-commerce-exterieur-de

Dernière modification : 02/01/2015

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