Trouw (chrétien progressiste) : Augmentation explosive du chômage des jeunes.
De Volkskrant (centre gauche) : Les banlieusards vont particulièrement sentir le coût de la crise [augmentation des tarifs des transports].
AD Haagsche Courant (indépendant populaire) : Offensive de la police contre les cambriolages.
De Telegraaf (populaire) : Les Belges ont un double agenda.
Het Financieele Dagblad : La politique du gouvernement va coûter des emplois.
NRC-Handelsblad : Les effets négatifs de l’introduction en bourse de Facebook ont aussi été ressentis aux Pays-Bas.
ACTUALITE INTERIEURE
Le Volkskrant annonce que l’Accord de printemps signé par cinq partis (VVD, CDA, D66, GroenLinks et ChristenUnie) doit être entériné aujourd’hui en conseil des ministres. Le texte de cet accord sera ensuite adressé à la Deuxième Chambre et le Premier ministre le présentera lors de sa conférence de presse hebdomadaire. Ce journal en retient plus particulièrement deux aspects : l’imposition du remboursement des frais de déplacements versé par les employeurs (= 1,3Mds€ au trésor néerlandais) ; le maintien des bourses pour les étudiants en master (que le gouvernement Rutte avait prévu de remplacer par un système d’emprunt social).
« Dans l’introduction de l’accord, les cinq partis soulignent leur approche constructive. Ils soulignent qu’ils ont ‘pris leurs responsabilités en période de crise, pour éviter aux générations futures de supporter une dette très lourde. Grâce à l’intervention constructive et énergique du parlement, les Pays-Bas ont conservé leur bonne réputation sur les marchés financiers et pu prévenir une augmentation des charges financières de l’Etat et des entreprises’. Le paquet de mesures prévoit 8,8 Mds€ d’augmentation des impôts et 3,5 Mds€ de ‘mesures d’austérité’. Un certain nombre de réformes sont parallèlement ‘engagées en vue de renforcer la structure économique et d’améliorer les finances publiques’. Il s’agit notamment du relèvement de l’âge de la retraite à partir de 2013, de la simplification du droit de licenciement et de la limitation des possibilités de déduction fiscale des emprunts immobiliers ».
Le NRC publie un entretien avec le chef de file du PvdA, Diederik Samsom sous le titre « Le PvdA flirte - un peu - avec le SP ». Celui-ci précise qu’une « coopération avec le SP est possible », mais souligne qu’ « une coalition au centre, avec le CDA est tout à fait envisageable. (…) La distance par rapport au D66 est également franchissable, et même avec le VVD. N’oublions pas qu’après les élections, il pourra être difficile de constituer une coalition. Peut-être avons-nous besoin d’une large coalition, pour obtenir une majorité stable. Dans ce pays, il faut pouvoir coopérer avec d’autres partis. Personne ne devrait donc exclure explicitement personne. Je ne fais qu’une exception : le PVV. La distance entre notre idéologie et ses pratiques politiques est tellement grande qu’il est impossible de travailler avec ce parti. Mais je pense que c’est réciproque ».
Dans sa chronique hebdomadaire du Volkskrant, Nausicaa Marbe estime que « Wilders a pris dix longueurs d’avance sur les autres partis ». Il a « bien fait ses devoirs » et il est passé de « la tolérance au rejet absolu (…) de l’Islam aussi bien que de l’Europe. (…) La lutte contre Bruxelles est présentée par le PVV comme un ‘réveil nationaliste’. Il voudrait faire des Pays-Bas une forteresse nationaliste ancrant dans sa constitution la prédominance de la culture nationale et interdisant par la loi tout ce qui constitue une menace. (…). Comparez cette stratégie de campagne à l’image des partis qui ne sont pas anti-européens : le VVD est un libéral en mauvaise posture, compromis dans des coalitions de circonstance ; le CDA fait preuve d’un opportunisme désastreux et commence à se remettre d’une pénible élection interne ; le PvdA confond leadership et suicide politique et électoral ; GroenLinks est en train de fondre dans les sondages à cause de l’image de tradition autoritaire donnée par sa direction ; D66 a déménagé à Bruxelles et ne parle pas avec les électeurs en colère. Ces partis vont devoir faire la preuve qu’ils peuvent inventer un langage dépassant les vicissitudes de la crise. Un langage clair, dépourvu de condescendance cosmopolite, permettant de décrypter le chaos européen. (…) Wilders, que l’on plaçait déjà au dépotoir parlementaire après la rupture de la coalition, a pris de l’avance ».
AFFAIRES ECONOMIQUES
Les derniers chiffres CBS [bureau central pour les statistiques] sur le chômage, et notamment celui des jeunes, ont retenu l’attention de l’ensemble de la presse. Le Trouw évoque « Une explosion du nombre de jeunes sans travail ». Le Telegraaf titre sur « Le plus gros revers pour le marché du travail depuis 30 ans », alors que l’AD remarque que « La crise commence à toucher durement les salariés ». Le Volkskrant accompagne son article d’un schéma représentant les taux de chômage depuis 2003 et le Financieele Dagblad titre à la une « La politique gouvernementale coûte des emplois ».
Le FD note : « Le chômage monte vite aux Pays-Bas. Au mois d’avril, le nombre de chômeurs a augmenté de 24.000, ce qui est beaucoup pour un seul mois. Il cite le porte-parole du CBS : ‘Le gouvernement donne un coup de pouce supplémentaire dans la mauvaise direction. Au premier trimestre, 27.000 emplois ont été perdus dans l’enseignement et les services publics. Il n’était pas forcément nécessaire de les supprimer.’ »
En page intérieure, le quotidien consacre toute une page au marché du travail néerlandais. Il observe que « pour l’économie néerlandaise, la quasi-totalité des signes pointent vers le bas. La spirale descendante est un fait (…). Les chiffres, publiés hier, illustrent une fois de plus qu’une période très dure s’annonce. Les Pays-Bas n’ont jamais eu le temps de se remettre de la crise de 2009 (…). Le taux de chômage est passé à 6,2%. Il y a dix mois, le taux était encore de 5%. Hans Stegeman, analyste à la Rabobank, confirme cette tendance : ‘En 2009 les entreprises considéraient que la crise n’était que passagère. Maintenant, elles craignent que les choses ne soient plus jamais comme avant’. » Le FD explique que le chômage ne représente « qu’une partie de tout un ensemble de développements qui freinent la dynamique de l’économie. Il y a aussi la stagnation du marché immobilier qui incite les citoyens à épargner et à moins consommer (…). En soi, cela n’engendre pas nécessairement une spirale descendante si l’Etat, avec ses dépenses, ou les exportations offrent suffisamment de contrepoids. Les exportations ont augmenté quelque peu mais pas beaucoup. Et l’Etat assène le coup final en diminuant le nombre d’emplois dans les services publics (…). »
LA FRANCE DANS LA PRESSE NEERLANDAISE
Le Trouw explique que « Hollande est le Président de la croissance ».
Le Volkskrant note que « Transavia doit aider AF à sortir du rouge ».
Le Financieele Dagblad relève que « Monfils ne jouera pas à Roland Garros », à cause d’une blessure au genou.
Le Telegraaf relève dans son cahier financier que pour Moody’s, « La France conserve son triple A ».
A SIGNALER
La Commissaire de la Reine en Zélande, Mme Carla Peijs, quittera ses fonctions au 01.03.13.
L’AD annonce la constitution d’un Fonds pour la démolition des immeubles de bureau », en vue de donner une impulsion au secteur du bâtiment.
Le Sénat entamera le 4 juin prochain son enquête sur 25 ans de privatisations.
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