Presse néerlandaise du mercredi 30 octobre 2013

- Trouw : Une entreprise modèle exploite son personnel.
- De Volkskrant : L’heure est venue d’une banque qui opère différemment.
- AD Haagsche Courant : Horreur à 70 m. de haut.
- De Telegraaf : Colère contre l’initiative PvdA.
- Het Financieele Dagblad : Fraude – amende sans précédent pour la Rabobank.
- NRC-Handelsblad : Bontes exclu du groupe : le PVV n’est plus le troisième parti.

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PVV :

Les journaux relèvent l’exclusion du député Louis Bontes du groupe parlementaire PVV, dont il était le trésorier. Le NRC saisit cette occasion pour aborder la question du financement des partis politiques (pp. 4-5). La principale source est alimentée par les cotisations des membres (PvdA 5M€ ; SP 3,3M€ ; CDA 3,2M€ ; VVD 2,1M€ ; D66 2,1M€ ; GroenLinks 1,6M€ ; CU 1,2M€ ; SGP 450.000€) Les donations et les subventions – et pour le PvdA, le SP, le D66 et GrL des contributions des élus et des dirigeants - complètent un financement qui s’élève à 14,6M€ pour le PvdA, 12,2M€ pour le VVD, 9,6M€ pour le CDA, 6,2M€ pour le D66, 6M€ pour GrL, 3,3 M€ pour la CU et 2M€ pour le SGP. « On suppose que le PVV tourne sur de l’argent donné par des sponsors pour la plupart anonymes. Puisque ce parti ne compte aucun membre, il ne tombe pas sous le coup des règles de publication. Pour comprendre l’origine des problèmes internes du PVV, il faut revenir au financement de ce parti. Le prédécesseur de Bontes, Hero Brinkman, a lui aussi rencontré des difficultés dans sa fonction de trésorier. Tous deux ont constaté qu’un parti sans membres ne peut pas bénéficier de la subvention accordée par le ministère de l’Intérieur (notamment allocation de base de 178.384€+ 51.740€ par siège à la Deuxième Chambre +12€ par membre inscrit au parti) ; simultanément, Wilders a une tirelire mystérieuse, dont il est le seul à connaître le contenu ». En persistant à refuser une structure classique pour son parti, estime l’éditorialiste du Volkskrant, Geert Wilders en fait « une secte politique. Pour des politiciens qui veulent jouer un vrai rôle, ce n’est pas un modèle d’avenir. Mais en tant que chef de secte, Wilders peut encore tenir des années ».

Rabobank :

Tous les journaux rendent compte de l’accord trouvé par la Rabobank, les autorités de surveillance britanniques et américaines et le ministère public néerlandais dans l’affaire de manipulation des taux d’intérêt Libor et Euribor, pour laquelle la banque s’est vue infliger une amende de 774 millions d’euros. Le Volkskrant note que les 30 collaborateurs Rabobank impliqués dans l’affaire travaillaient comme négociateurs de produits dérivés, manager ou « submitter » à Utrecht, Londres, New York, Hongkong et Tokyo. Les enquêteurs, qui se sont basés sur des centaines d’échanges par mail, ont constaté que, dans la période 2005 – 2011, la manipulation des taux d’intérêts pour enrichissement personnel était devenue une routine chez Rabobank. Le journal note également que « la direction a dormi pendant des années, alors que des indications que quelque chose n’était pas en règle s’entassaient » et qu’à la consternation des autorités de surveillance « le négociateur de produits dérivés et le collaborateur déterminant le taux d’intérêt étaient parfois la même personne à la Rabobank ». A la suite des conclusions de l’enquête, le Président de la Direction, Piet Moerland, qui allait prendre sa retraite en 2014, a donné hier sa démission avec effet immédiat. Le ministre des Finances, Jeroen Dijsselbloem, considère l’affaire comme « une fraude sans-gêne nuisant une nouvelle fois à la confiance dans le secteur financier ». Le Financieele Dagblad note que l’enquête ne met pas en cause le Conseil d’Administration de la Rabobank. Sur les insistances de la Banque centrale néerlandaise DNB, la Rabobank a pris une série de mesures pour éviter que cette affaire puisse se reproduire ainsi que des mesures disciplinaires contre les collaborateurs concernés.

Jeux électroniques :

Le NRC consacre un grand article aux « Jeux sérieux », et explique que « les Pays-Bas hébergent à Amsterdam le premier studio de création, réalisation et édition de serious games (Montpellier Venture). Les applications qui y sont développées peuvent également être utilisées par les secteurs de la Santé, de la Défense, de l’Education et de la gestion administrative. « Les Pays-Bas, avec la Grande-Bretagne, sont le pays qui compte le plus de studios de jeux électroniques en Europe. (…) L’institut de recherche TNO s’intéresse aux applications sérieuses des jeux. Le président de la confédération des gamingstudios Dutch Game Garden, Martijn van Best, se réjouit des importants changements dans le secteur des jeux ». (NRC E 4-5)

La France dans la presse néerlandaise :

- Les journaux notent la libération des otages français au Niger.
- Le correspondant du Volkskrant revient sur le report de la mise en œuvre de l’écotaxe.

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Cette revue de presse est réalisée à partir des quotidiens suivants : Trouw (chrétien progressiste – 105.000 ex.) ; De Volkskrant (centre gauche – 262.000 ex.) ; AD Haagsche Courant (indépendant populaire – 430.000 ex.) ; De Telegraaf populaire – 605.000) ; Het Financieele Dagblad (financier - 62.500 ex.) ; NRC-Handelsblad (centre – 199.000 ex.)

Cette revue de presse ne prétend pas à l’exhaustivité et ne reflète que des commentaires ou analyses parus dans la presse néerlandaise, qui n’engagent en rien le point de vue propre de l’ambassade de France aux Pays-Bas.

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Dernière modification : 11/02/2015

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