Premier bilan des mesures prises à la suite de la catastrophe aérienne du vol AH5017 (01 août 2014) [nl]

Communiqué conjoint du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international et du Secrétariat d’état chargé des transports, de la mer et de la pêche

1/ Conformément à l’engagement du président de la République, la mission de coordination et d’assistance aux familles des victimes de la catastrophe, confiée à l’ambassadeur Vandoorne et à l’ingénieur général Aubas, a été mise en place dès le lundi 28 juillet 2014. Elle a immédiatement entrepris de contacter les familles des victimes ainsi que les différentes autorités et services de l’État qui ont à connaître des suites de la catastrophe de même que les associations spécialisées (FENVAC, INAVEM), ainsi que le transporteur aérien, Air Algérie.
À ce jour, plusieurs dizaines de messages ont été traitées au centre de crise du Ministère des affaires étrangères (familles.cdc@diplomatie.gouv.fr), où la mission de coordination a établi son PC.

2/ Le 29 juillet, les enregistreurs de vol de l’aéronef (« boîtes noires ») ont été confiés par l’autorité compétente du Mali, responsable de l’enquête technique, au bureau d’enquête et d’analyse pour la sécurité aérienne (BEA). Le travail de déchiffrement et d’interprétation des données ainsi recueillies a commencé avec l’assistance notamment d’un expert des Etats- Unis (l’Etat du constructeur), d’un expert espagnol (le pays d’immatriculation de l’avion) et d’un expert algérien.

3/ Mercredi 30 juillet, le tribunal de grande instance de Paris, sur requête du procureur de la République, a émis 54 jugements déclaratifs de décès concernant les 54 victimes françaises, transmis hier au Service central de l’état civil du ministère des Affaires étrangères chargé de transcrire les actes de décès correspondants. Ces derniers seront adressés au début de la semaine prochaine aux familles.

4/ Ce matin, les premiers éléments organiques et biologiques recueillis sur le site de la catastrophe par les spécialistes de le Gendarmerie nationale et de la Police scientifique, aux fins d’identification, sont parvenus à Paris. C’est la première étape de la procédure nécessaire à l’identification des restes mortels des victimes françaises et étrangères, conformément à l’accord intervenu entre les autorités maliennes, algériennes et françaises et avec l’assentiment des autres pays concernés. Parallèlement, les services français et leurs homologues et correspondants étrangers ont procédé au recueil des données ante mortem nécessaires au processus d’identification. Cette opération longue et délicate se poursuit avec la collaboration des familles des victimes.

Dernière modification : 02/01/2015

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