La France face aux nouveaux défis globaux [nl]

Qu’il s’agisse de maintenir la paix dans le monde ou les équilibres planétaires, la France prône le droit international et la coopération multilatérale.

- Le maintien de la paix

L’ONU est la seule organisation universelle à compétence générale et le Conseil de sécurité doit exercer pleinement ses responsabilités uniques pour la paix et la sécurité. Car face à des crises telle celle de l’Irak, il est aujourd’hui établi que le recours unilatéral à la force conduit à l’échec. La France est favorable à l’élargissement du Conseil de sécurité à de nouveaux membres permanents - l’Allemagne, le Japon, l’Inde, le Brésil - et à une juste représentation de l’Afrique. En Afrique, trop longtemps ensanglantée par des conflits, elle soutient les actions de l’ONU en faveur du maintien de la paix : dans la région des Grands Lacs, en Sierra Leone, au Liberia, en Côte-d’Ivoire, dans la corne de l’Afrique, aujourd’hui au Darfour. Elle joue également un rôle propre en matière de renforcement des capacités africaines (programme RECAMP).

Au Proche-Orient, la France, amie d’Israël et des Palestiniens, plaide pour la reconnaissance de deux États vivant en paix côte à côte. Au Liban, elle soutient la réconciliation nationale et apporte une forte contribution à la force de l’ONU. En Afghanistan, elle participe aux forces de l’OTAN, mais sous égide de l’ONU. Toutefois, si la France est l’un des premiers contributeurs de l’OTAN, elle souhaite une montée en puissance de l’Union européenne dans la résolution des conflits. Elle est favorable aux progrès de l’Europe de la défense et à la rénovation de l’Alliance atlantique qui sont complémentaires.

- La réponse aux défis globaux

Face aux menaces du terrorisme sans frontières, la coopération internationale doit être renforcée. Ainsi, après le 11 septembre 2001, c’est sous la présidence française qu’a été adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU la résolution 1373 imposant aux États de prendre des mesures concrètes contre les auteurs d’actes terroristes, leurs commanditaires et complices. La France a fait aboutir à l’Assemblée générale de l’ONU une convention contre le financement du terrorisme tandis qu’une convention contre le terrorisme nucléaire était conclue en 2005. Elle agit dans le même sens au sein de l’Union européenne et du G8. Devant les dangers de la prolifération d’armes de destruction massive, par exemple en Iran, la France est également favorable au renforcement de la coopération internationale (Agence internationale pour l’énergie atomique, Organisation pour l’interdiction des armes chimiques), voire à d’éventuelles politiques de sanctions.

À l’ONU, au sein de l’Union européenne et à l’OSCE, elle a fait adopter des instruments de contrôle des trafics d’armes, notamment les armes de petit calibre particulièrement meurtrières dans les conflits en Afrique. Contre les trafics de drogue et la criminalité organisée, elle agit aussi pour le renforcement de la coopération multilatérale.

Enfin, contre le réchauffement climatique et la pollution de l’eau, bien public mondial, la France milite pour une organisation mondiale de l’environnement et pour l’universalisation du protocole de Kyoto réduisant les émissions de CO2. Contre les grandes pandémies, tel le sida, la France a pris l’initiative de modes innovants de financement.

Dernière modification : 23/09/2015

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