Dérèglement climatique - COP21 - Intervention de M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, président de la COP21, au Conseil économique, social et environnemental (Paris, 28/04/2015)

Monsieur le Président

Mesdames et Messieurs les Membres du Conseil économique, social et environnemental,

Mesdames et Messieurs les Ambassadrices et Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs,

Je craignais ne pas pouvoir être avec vous mais les circonstances ont fait que j’ai dû annuler un voyage prévu en Amérique du Sud et ainsi je peux être parmi vous aujourd’hui.

Je voudrais vous remercier d’avoir pris l’initiative de consacrer une partie importante de vos travaux cette année à la lutte contre le dérèglement climatique. Je préfère cette expression de dérèglement climatique à celle de réchauffement climatique parce que, scientifiquement, dans la diversité des territoires, le dérèglement ne se traduira pas toujours par un réchauffement climatique. Si dans certains territoires froids on parle de réchauffement, la population pourrait s’en réjouir et elle aurait tort. Je préfère ainsi parler de dérèglement climatique, « climate disruption ».

Ces travaux sont importants pour accompagner la préparation de la 21e Conférence des Nations unies sur le climat, la COP21, que notre pays accueillera en décembre prochain. J’ai pris connaissance des deux rapports que vous examinez aujourd’hui et je pense que vous dressez un panorama juste et complet des défis auquel nous devons faire face et des solutions possibles. Mon analyse rejoint la vôtre car le climato-scepticisme est injustifiable, le climato-fatalisme est irresponsable et le climato-volontarisme que vous proposez est indispensable. Je m’exprime ici en tant que futur président de la COP21 et évidemment, même si je suis membre du gouvernement français, ce ne sera pas toujours pour mettre en avant les propositions de la France que j’aurai à intervenir, c’est pour favoriser des solutions.

Après tout le président Delevoye et beaucoup d’entre vous ont l’expérience des présidences et ce qu’il faut dans une présidence c’est d’abord écouter, ensuite tracer une ambition et avoir la volonté d’un compromis pour essayer d’aboutir. C’est Mme Royal qui, au sein de l’Europe, présentera les propositions de la France. Lors de la COP de Varsovie, il y a maintenant trois ans, que la France a été choisie pour accueillir la COP21 - choisie est un terme un peu particulier parce que suite au choix de la France pour cette COP21 les différents délégués sont venus me voir pour me féliciter et en me tenant un propos bref : « Monsieur Fabius, good luck ». C’est vrai qu’aboutir à un accord dans une matière très complexe et par consensus des 196 parties qui, à la fin de la conférence, auront à lever la main pour dire leur approbation des conclusions qui leur seront proposées, ce n’est pas nécessairement facile et c’est sans doute pour cela que l’on a choisi quelqu’un qui dirige la diplomatie pour le faire.

J’aborde, comme vous tous, et l’ensemble de notre pays à commencer par ses plus hautes autorités, cette échéance avec beaucoup d’enthousiasme et de volonté de réussir. Tout simplement parce que ce sera une réussite du monde qui a rendez-vous avec lui-même. Il est certain qu’il s’agit de la plus grande affaire du siècle puisque c’est la réussite qui va nous permettre de vivre d’une façon correcte. Pour moi - et c’est d’autant plus réel que je pénètre cette matière car à l’origine je n’étais pas le principal spécialiste français de cette question, mais étant laborieux je m’y mets -, il s’agit d’une question environnementale d’abord mais aussi d’une question encore plus large. Il s’agit d’une question de santé, de sécurité pour la raison suivante : si, par malheur, les températures devaient augmenter comme les prévisions les décrivent, cela entraînerait des sécheresses, des inondations, des migrations, des combats pour l’accès à l’énergie et à l’eau. Tout cela aboutirait à des conflits humains tels que cette question n’est pas seulement environnementale.

Dans sept mois, la France accueillera donc la 21eConférence des parties sur le changement climatique, la COP21. Elle aura lieu du 30 novembre au 11 décembre au Bourget mais aussi à Paris qui est une capitale extrêmement active. Il s’agira de la plus vaste conférence internationale jamais organisée en France - 20.000 délégués, 20.000 invités, 3.000 journalistes.

On me pose souvent la question : à quoi reconnaîtra-t-on un succès de la COP21 ? Notre objectif - la présidence française mais aussi la présidence précédente qui est péruvienne, avec laquelle je travaille très étroitement, et la présidence suivante qui est marocaine -, c’est un travail par consensus et il n’est pas possible d’avoir une vision impérieuse.

Le succès de la COP21 : c’est parvenir à ce que nous avons appelé avec mon prédécesseur péruvien une « Alliance de Paris pour le climat », qui définisse une trajectoire mondiale de transition vers des économies décarbonées. J’avais eu l’occasion de l’exposer dans cette même enceinte, alors que nous accueillions la vedette de cette journée, M. Schwarzenegger, qui est quelqu’un d’extrêmement convaincu et convaincant en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Nous proposons que cette alliance repose sur quatre piliers.

D’abord - et c’est l’essentiel -, un accord universel qui ait une force juridique réelle, qui soit différencié - c’est-à-dire qui prenne en compte les différences de situation entre les différents pays -, et qui nous permette de limiter le réchauffement climatique à deux degrés par rapport à l’ère préindustrielle. En disant cela on a résumé l’objectif mais on n’a traité qu’une toute petite partie de la question qui se développe avec toute une série de questions auxquelles il faudra apporter des réponses. Premièrement, quelle sera la forme juridique de cet accord ? Pour les spécialistes du droit international il y a toute une série d’instruments qui vont des traités à des agréments, des accords. Lorsque je demanderai aux participants de voter à la fin un texte, il faut qu’ils sachent quelle en sera la valeur juridique. Mais les différents pays - et c’est une difficulté que nous rencontrons - n’ont pas les mêmes espérances. L’Europe n’a pas de difficultés à ce que ce soit un accord traditionnel qui sera ratifié par les parlements nationaux. D’autres pays ont une vision un peu plus souple ou plus restrictive qui tient à la fois à leur ordre juridique interne et à leur situation politique, notamment les États-Unis. Vous connaissez la composition du Congrès américain et vous connaissez la position de ceux qui se trouvent majoritaires dans ce Congrès : si le président américain voulait soumettre à ce Congrès un traité sous forme classique il rencontrerait des difficultés considérables. Il va falloir trouver, et c’est l’un des points sur lesquels nous discutons, une forme juridique qui soit effective, et permette de rencontrer l’adhésion générale et notamment celle des États-Unis.

Deuxième difficulté, il faut que cet accord respecte l’augmentation de deux degrés mais on s’aperçoit déjà que cet objectif ne sera probablement pas suffisant à cause du deuxième pilier de cette conférence même s’il ne fait pas partie de celle-ci. Chaque pays devra publier sa contribution nationale - en anglais les « INDC ». Déjà l’Europe l’a fait, après la Suisse, et elle a fourni une contribution ambitieuse et, à ce jour, nous en sommes à un peu plus d’un tiers de pays qui ont publié leurs contributions. C’est un document qui doit contenir un certain nombre d’objectifs sur les dates. Le secrétaire général des Nations unies a bien voulu rappeler par courrier à ceux qui ne l’avaient pas encore fait de la faire, et ce avant la fin du mois de juin ou en tout cas avant l’automne. Lorsque toutes ces contributions auront été publiées, nous aurons ainsi une présentation de ce que les pays s’engagent à faire. Et nous verrons si la simple addition des engagements nationaux annoncés avant la COP21 aboutit à cet objectif des deux degrés. Cela rétroagit sur le premier objectif de deux degrés. Mais si nous nous situons au-dessus des deux degrés, la question est : est-il possible de fixer cet objectif en fonction des publications nationales ? C’est la Conférence de Paris qui, par les mécanismes qu’elle doit prévoir, va permettre de passer des contributions à l’objectif de deux degrés par un mécanisme de révision automatique de ces contributions.

Troisième pilier : un volet financier et technologique, afin de garantir l’efficacité et l’équité de l’accord. Lorsque l’on regarde les conditions de réalisation de la COP21 et de l’objectif des deux degrés, on s’aperçoit très vite que l’on bute sur deux grandes questions : la question de la finance et la question de la technologie. Discutez avec des homologues des pays en développement, ils vous diront qu’ils contribuent très peu aux émissions de gaz à effet de serre mais qu’ils vont être pénalisés par l’augmentation des températures. Ils sont plein de volonté, mais avec quel plan de financement ? D’où l’engagement qui a été pris il y a plusieurs années d’un plan de 100 milliards de dollars par an et avec le mécanisme du Fonds vert, auquel la France a contribué pour 1 milliard de dollars. Nous sommes aujourd’hui à un peu plus de 10 milliards de dollars pour trois années ce n’est pas pareil que 100 milliards de dollars par an. Donc il faut trouver des mécanismes pour que l’on converge vers cet objectif des 100 milliards de dollars par an qui devrait être atteint en 2020. Nous serons efficaces si nous trouvons les chemins vers ces financements et ces technologies qui deviennent de moins en moins chères. Il est évident qu’à l’occasion de la COP21, le développement des technologies sera au premier rang et intéressera les entreprises qui produisent ces technologies.

Enfin, dernier aspect de cette « Alliance de Paris », c’est « l’Agenda des Solutions ». C’est une proposition nouvelle qui a été faite, et acceptée à Lima au mois de décembre 2014, de ne pas limiter la Conférence de Paris et les futurs COP au seul aspect gouvernemental et de mettre en mouvement l’ensemble de la société civile. À commencer par les collectivités locales, communes, et régions, les entreprises, les ONG et l’ensemble de la société civile. Certes, ce sont les gouvernements qui votent, mais qui agit concrètement ? Ce sont les parties prenantes que j’ai citées. À Paris, où plusieurs journées y seront consacrées, nous aurons les présentations des engagements pris par les collectivités locales, les secteurs économiques... En évitant les doubles comptes, nous essaierons de faire que ces engagements de ces collectivités puissent être agrégés à ceux déterminés par les gouvernements. Ce sera « l’Agenda des Solutions » qui aura un effet de renforcement de l’objectif et donnera un élan général à la société civile. Paris, c’est tout cela, et quand je le dis devant le Conseil économique, social et environnemental, vous sentez que votre rôle sera à la fois d’apporter sur le plan national et international tout ce vous pourrez pour convaincre les gouvernements d’aller dans le bon sens, et dans le même temps convaincre les sociétés civiles d’aller dans le même sens.

Voilà une série d’éléments qui vous permettent de voir un peu plus précisément ce que va être la COP21.

Pourquoi les chances de succès sont-elles aujourd’hui plus fortes par exemple qu’à Copenhague en 2009 ? Parce que le contexte mondial est aujourd’hui différent de ce qu’il était à l’époque et ce de manière plus positive. Au moins trois raisons à cela.

La perception scientifique du phénomène n’est pas du tout la même que celle qu’elle était il y a seulement dix ans. Il faut rendre hommage au travail qui a été fait par les scientifiques et notamment le GIEC, travail incontestable et incontesté sur la réalité du phénomène. Il y a quelques années, dans un pays comme la France, il y avait toute une série de discussions sur l’existence ou non d’un dérèglement climatique et sur la question des liens avec l’activité humaine. Heureusement, aujourd’hui, nous n’entendons plus ces thèses qui scientifiquement sont totalement infondées, même si elles continuent à être présentes dans d’autres pays, dont les États-Unis. Sur un plan mondial il est reconnu que le phénomène du dérèglement climatique existe et est lié, pour une très grande part, à l’activité humaine, ce qui a complètement changé les données. Le climato-scepticisme est injustifiable et c’est un changement majeur que l’on doit à nos amis scientifiques.

Deuxième changement majeur : il y a, en même temps que l’aggravation du phénomène, une donne politique internationale nouvelle. Le président des États-Unis et son secrétaire d’État, mon collègue John Kerry, sont des hommes puissants et puissamment engagés dans la lutte contre le dérèglement climatique, ce qui n’existait pas il y a quelques années. Et les autorités chinoises sont elles aussi engagées dans cette direction. Le gouvernement a changé car c’est une affaire de vie compte tenu du dérèglement climatique dans ce pays, de ses conséquences économiques, sociales et de santé et de la prise de conscience des dirigeants chinois, du rôle de leur pays qui est devenu le premier émetteur de gaz à effet de serre au monde. On l’a vu dans l’accord qui a été passé, il y a quelques mois, entre la Chine et les États-Unis, un accord inconcevable il y a quelques années.

Mais tous les pays ne vont pas dans le même sens. Je discute avec de nombreux collègues étrangers et je sais que le degré de mobilisation est différent. Vous avez des pays qui ont une marge de progression, des gouvernements qui sont réticents pour des raisons idéologiques. Je pense à un pays d’Amérique du Nord qui n’est pas les États-Unis, où le gouvernement n’est pas le plus enclin à aller de l’avant, mais il se trouve que les premiers ministres des différentes provinces sont très engagés, et comme c’est un État fédéral nous avons des phénomènes intéressants.

Vous avez le cas de pays en développement qui eux sont de très bonne volonté mais se heurtent à la question du financement et de la technologie. D’autres pays comme les petites îles, regroupées sous le nom des AOSIS, qui risquent d’être recouvertes par la montée des océans, des pays qui ont des choix idéologiques très engagés et considèrent qu’ils ne peuvent pas être d’accord avec des pays avec un régime économique comme le nôtre. Il y aussi un grand pays comme l’Inde, et il faut l’écouter, qui bientôt sera le pays le plus peuplé de la planète. Le Premier ministre indien était à Paris il y a peu et quand il était gouverneur de sa région, le Gujarat, il était très engagé pour l’environnement, mais qui affirme maintenant, et c’est incontestable, que si l’Inde est le troisième ou quatrième émetteur au niveau mondial, si l’on regarde le ratio par habitant, l’Inde est entre le 50e et le 70e rang : « J’ai du charbon », dit-il, « et je veux bien appuyer le développement des technologies nouvelles mais l’Inde a besoin de croissance. »

C’est pourquoi le défi majeur, au plan mondial, n’est plus principalement le travail de conviction sur la nécessité d’agir, mais celui sur la façon d’agir. Cet aspect me frappe lors des consultations nombreuses que je mène à tous les niveaux pour préparer la COP21. Tout le monde ou presque est convaincu que la décarbonation des économies est à la fois une nécessité et une opportunité - quelles qu’en soient les motivations : lutter contre les effets du dérèglement climatique, accroître la sécurité énergétique, réduire le déficit extérieur, améliorer la santé publique, agir pour la paix et la sécurité.

Troisième grand changement, celui d’une disponibilité économique. Il ne faut pas que nous disions que les efforts que nous demandons ne nécessiteront pas de contraintes : oui, il y aura des changements, mais dans le même temps, c’est une opportunité formidable car quand vous regardez les sources de croissance, même pour un pays comme le nôtre, vous avez la croissance verte qui est, à la fois, une contrainte et une occasion de rebond extraordinaire. Il faut que nous expliquions, et votre Conseil a un rôle décisif, que si c’est une contrainte c’est aussi une chance pour les entreprises, pour l’économie, pour le développement et pour nos sociétés. Il n’y a pas de dérèglement climatique qui ne soit pas un dérèglement du développement et même un dérèglement de la démocratie.

Ces trois éléments là font que nous avons beaucoup plus d’atouts pour réussir que ces dernières années. Mais il faut être lucide, car c’est d’une extraordinaire difficulté. En passant en revue les quatre piliers, il y a des difficultés à chaque étage. Quelle forme juridique pour l’accord ? Il faut que celui-ci soit différencié. Quand vous avez en face de vous, et cela m’est arrivé la semaine dernière à Washington, les États-Unis, le Canada, l’Australie, le Kenya, le Niger..., la différenciation s’applique sur la manière dont on réévalue les efforts et certains demandent les mêmes mécanismes de réévaluation. De la même manière, il y a des discussions qui sont rudes autour des 100 milliards de dollars à mobiliser pour le climat dans les pays du Sud, notamment à travers le Fonds vert. Certains pays y contribuent de différentes façons et les pays pauvres disent qu’ils ne peuvent pas y contribuer, et la difficulté sera de trouver ce juste point qui permettra de conclure. Certains accusent aussi l’Agenda des Solutions en pensant que cela exonère les pouvoirs publics d’y contribuer. Le contexte est donc meilleur mais nous sommes devant une extrême difficulté.

***

Je termine sur un calendrier qui va vous permettre, Monsieur le Président et Mesdames et Messieurs les Membres du Conseil, de voir quelles vont être les grandes étapes.

Au mois de mai à Paris, il y aura une réunion, à laquelle est convié le Conseil, avec beaucoup d’entreprises et d’acteurs financiers pour transmettre l’idée que cette COP21 demande l’engagement de tous.

Ensuite, au mois de juin nous aurons un G7 en Allemagne et la chancelière Merkel, dont on a oublié qu’elle a été ministre de l’environnement et qui est très engagée, essaiera de faire progresser cette dimension.

À la mi-juin, il y aura une réunion de l’Union africaine, acteur très important (54 pays), qui pourra dessiner quelle sera la position que prendront nos amis africains sur ces sujets. Et en particulier, je pense que, outre la question générale du financement, il faudra, si c’est leur souhait, permettre à nos amis africains d’avancer sur tel ou tel dossier et notamment dans le secteur électrique, une thèse développée par notre ami Jean-Louis Borloo.

En juin également, nous aurons avancé sur la mise au point du texte qui me servira de base pour ouvrir la réunion au mois de novembre. Actuellement il fait 80 pages avec beaucoup de parenthèses partout, et il faudra le diminuer. Ce travail est fait par des représentants de tous les pays dans des réunions dites « ADP », dont une importante réunion se tiendra au mois de juin.

Et au mois d’octobre on doit me proposer ce texte ADP avec, si possible, très peu de parenthèses, et s’ils ne le font pas, ce sera à la présidence française de le faire.

Au mois de juillet nous aurons une réunion à Addis-Abeba sur la question des financements en général puis les réunions de l’Assemblée générale de l’ONU au mois de septembre - et le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, joue un rôle extrêmement actif.

Ensuite, nous aurons les mises au point pré-finales du début de la Conférence de Paris. L’objectif, c’est d’arriver à Paris en ayant déjà résolu beaucoup de questions - je le souhaite. À Copenhague, nous étions arrivés avec beaucoup de questions non traitées et nous avions cru que la présence à la fin de la conférence de grandes personnalités allait pouvoir régler la question. Il faut s’y prendre autrement, et c’est la raison pour laquelle nous travaillons énormément pour résoudre un maximum de questions en amont.

***

Mesdames et Messieurs, vous voyez la difficulté et le point exact face à un défi immense mais je pense que c’est travail où il est important que chacun s’engage. Je sais que c’est le choix de votre président et de l’ensemble de cette assemblée, et je vous en remercie. Il est évident que, dans la préparation de la COP21, je prendrai soin d’associer nos assemblées et les grandes organisations.

La France joue beaucoup dans cette affaire, et beaucoup de gens à travers le monde attendent que la France permette et facilite la solution de cette question majeure. Mais au-delà de la France, c’est notre monde qui est en cause. Je termine par une phrase que M. Ban Ki-moon prononce souvent : « il n’y pas de solution de rechange car il n’y a pas de planète de rechange. » Et c’est de cet aspect qu’il faut partir.

Mon dernier mot est vis-à-vis de la jeunesse. Vous avez dans cet hémicycle des classes qui ont bien travaillé, et je pense qu’il est très important que nous associions la jeunesse, car c’est elle qui vivra dans ce monde vivable ou invivable. Et parce qu’à un moment où la politique est si décriée, si les responsables politiques peuvent se saisir d’un problème aussi important et montrer qu’ils peuvent le résoudre, à ce moment-là peut-être que nos concitoyens, en particulier les jeunes, comprendront que la politique peut être utile dans les grandes circonstances./.

Dernière modification : 05/05/2015

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